- Ryo, je peux te parler ? demanda Ayumi
- Ouais, bien sûr.
Il la suivit jusque dans un couloir. Elle avait l'air triste.
- Ayumi...dit-il
- Non. répondit-elle du tac au tac. Ne m'apelle plus Ayumi. Appelles-moi Hamazuki-san, ou Hamazuki tout court. Mais pas Ayumi.
Elle se tut. Un silence lourd et pesant se fit dans le corridor.
- On ne peut plus être amis. Je suis désolée.
Et elle partit en ayant les larmes aux yeux.
- Poussez-vous où sinon elle va nous voir !!! dit Shige à ses deux amis
Ils les avaient suivis et avaient écoutés leur conversation.
- C'est bon elle est partie. dit Moriuchi
- Mais il est où Ryo ? demanda Koyama
- Juste derrière toi. répondit celui-ci
Ils se retournèrent tous les trois en même temps.
- A peine cap'table votre espionnage. dit Ryo
Ils baissèrent les yeux mais Moriuchi les releva imédiatement.
- Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? demanda-t-il
- Vous avez sûrement dû l'entendre. répondit Ryo
- Bin, non, Moriuchi se plaignait tout le temps. dit Shige
- C'est pas ma faute, j'voyais rien parce que vous avez pris toute la place !!! s'indigna-t-il
- Qu'a-t-elle dit, Ryo ? demanda Koyama
- Qu'on était plus amis. répondit celui-ci
Les trois amis se regardèrent, comprenant l'importance de la situation.
***
- Ayumi ! Viens manger le diner ! dit Me Hamazuki
- J'arrive ! répondit sa fille
Elle sortit de sa chambre et alla à la cuisine. Ses deux parents étaient déjà attablés. Elle s'assit à sa place et commença à manger.
Un silence lourd et pesant se fit. M. Hamazuki, n'en pouvant plus, demanda :
- Ayumi, pourquoi y avait-il un paquet de cigarettes dans le couloir ?
Elle le regarda. Elle ne voulait pas mentir à son père sinon comment faire ? Si elle disait à ses parents qu'elle sortait avec le pire garçon du lycée, ils la tueraient.
- Eh bien, comme tout le monde fume à l'école, je me suis dit que je devrais essayer !!
- Mais ce n'est pas bien pour ta santé ! dit Me Hamazuki
- Je n'en ai fumé qu'une !! Une toute petite !! Et juste après, je l'ai recrachée !!!
- Ayumi ! cria sa mère
- Uo, toi et moi devons aller travailler. Nous reparlerons de tout ça plus tard. dit son père qui n'aimait pas les disputes.
Ils partirent pour l'hôpital et laissèrent la cuisine à nettoyer à Ayumi.
Une heure plus tard, on sonna à la porte. C'était Yamapi.
- Oh, Yamapi ! Vas-y, entre. dit-elle
Il entra sans un mot.
- Il faut que je te donne les devoirs. Tu te rappelles, avant-hier tu n'étais pas là en cours. Suis-moi.
Ils montèrent dans sa chambre et Ayumi lui tendit les leçons. Mais il refusa de les prendre.
- Tu sais très bien que je ne suis pas venu pour ça.
Elle posa les devoirs sur sa table.
- De toute façon, tu fais ce que tu veux. Tu n'es pas obligé de les prendre. dit-elle
- Tu l'as dit à Nishikido que vous allez plus vous voir ?
Elle ouvrit la bouche pour parler, mais ne trouva pas les mots pour le dire. Ils lui vinrent quelques instants après.
- Je ne peux pas lui dire. C'est un bon ami, on s'entend bien, je ne veux pas le perdre.
Yamapi avait les yeux baissés.Il ne disait rien.
- Il n'y a rien entre nous !!! Je te le promets !!!!
Yamapi avait toujours les yeux baissés.
- Yamapi...
Il la gifla. De toutes ses forces. C'était la première fois qu'il levait la main sur elle. Il prit sa tête entre ses mains. Du sang coulait sur sa joue. Ainsi que des larmes. Il la prit par les hanches et mis son front sur le front d'Ayumi.
- Il faut que tu lui dises au revoir. Il faut que tu l'oublies. Comme ça, tout redeviendra comme avant, d'accord ? demanda Yamapi
- ...Oui...répondit-elle
Et il l'embrassa. Sur le nez, sur la bouche, dans le cou. Il commença à déboutonner sa chemise et lui releva sa jupe.
- Non, Yamapi, je ne veux pas...dit Ayumi en essayant de se dégager de celui-ci
- Laisse-toi faire...répondit-il
- Mais je ne veux pas !
- Chhhhh...
- Arrêtes !
- C'est plutôt toi qui devrais arrêter ! Laisse-toi faire et tu verras, tout ira bien...
Elle ne dit plus un mot. Yamapi la mit sur le lit et la viola.