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Chapitre 35 - Girlnapping [2]

Chapitre 35 - Girlnapping
"Où suis-je ? Je ne le sais pas. J'ai un bandeau sur les yeux et mes mains sont attachées. Je sens que je suis balancée et j'entends des bruits de voix. Je suis sûrement dans une voiture.

- Terminus, tout le monde descend ! dit une voix inconnue

On ouvrit la porte de la voiture dans laquelle je me trouvais et on me prit par la taille. Je ne vois toujours rien. Il n'y a pas un bruit, sauf quelques voix, mais je ne comprends rien. On me fit m'asseoir sur quelque chose de mou. Puis on me détacha les mains et on enleva mon bandeau.

- Tu vas bien, chérie ?

Je vis alors devant moi celui que j'aurai aimé oublier.

Jun me caressa la joue mais je reculai. Je remarquais alors que j'étais sur un lit. Il s'avança sur moi et commença à soulever ma chemise. J'essayais de me débattre, mais il était beaucoup trop fort pour moi. En me faisant des bisoux dans le cou, il déboutonna mon pantalon et me l'enleva de force car j'essayais de l'en abstenir. Il s'attaqua ensuite à mes seins et les mordilla. Puis il passa à l'acte final.Il me pénétra ; je criai. Je criai dans l'espoir que quelqu'un m'entende. Je criai car je voulais qu'il arrête. Je criai car j'étais impuissante face à ce monstre.
Il m'embrassa une dernière fois sur la bouche, sur la poitrine, sur le ventre. Ma respiration était saccadée alors que la sienne était calme.

- Tu m'as manquée.

Ce fut ses dernières paroles, avant qu'il ne me laissa seule.


***


Jun était parti. Je me retrouvais seule. Je m'habillai et me levai du lit. Je cherchai une issue. Je m'approchai de la fenêtre aux barreaux : impossible de se sauver par ici. J'allai à la porte : celle-ci n'était pas fermée. Tout doucement, je l'ouvris. Un long couloir s'offrait à moi et personne à l'horizon. C'était assez risqué de se sauver par la voie principale de l'endroit où je me trouvé ; mais il n'y avait pas d'autre choix. Je pris mon courage à deux mains, et sortit de la chambre en marchant rapidement. Quelqu'un sortit d'une autre pièce : un des sbires de Jun. Je retournai juste la tête pour le voir, tout en continuer ma folle course à pied : il était saoûl. Un autre sortit des toilettes et je le dépassai.

- Eh, où tu vas, poupée ?

Je continuai à presser mes jambes, sans pour autant courir.

- Eh, mais, c'est la copine du boss !

A présent je courais, les hommes de main à mes trousses. Je courais de toutes mes forces pour échapper à ces effrontés. Je sortis de la maison dans laquelle je étais et courut jusque la ville. Arrivée là-bas, je sautai par-dessus les cageaux de poireaux (c'était jour de marché), mes poursuiveurs toujours derrière moi. Je me sauvais dans une impasse délavrée. Soudain, quelqu'un tapi dans l'ombre me prit dans la maison auquel le mur me servai de cachette.

- Mais hmmmmmhmmhmmhm !!


***


- Je suis sûre qu'elle était là. Je l'ai vue de mes propres yeux ! dit l'un des acolytes de Jun
- Elle est pas là, ça sert à rien de continuer de chercher.
- Mais si on la trouve pas, le Boss va nous démonter !!!
- C'est pour ça qu'il vaut mieux se dépêcher de la retrouver, bande d'incapables ! dit Jun en arrivant

Ils partirent tous dans la direction opposée à celle où se trouvait Asagi. Le garçon qui l'avait tirée vers lui enleva sa main de la bouche d'Asagi.

- Je me demande bien pourquoi ils te cherchent, mais bon, c'est pas mes oignons.
- Qui es-tu ? demanda Asagi
- Je m'appelle Park Yoochun.
- Tu n'es pas japonais, n'est-ce pas ?
- Non, je suis coréen, comme beaucoup de gens ici. Tu es dans le quartier coréen.
- Ca existe, à Tokyo, des quartiers coréens ?
- Il y en a qu'un seul, et c'est celui-ci. Et toi, tu t'appelles comment ?
- Asagi Kome.
- Et pourquoi ils te cherchent ?
- C'est assez compliqué. En fait, ils m'ont enlevée, et je me suis sauvée.
- Il t'ont enlevé ? Mais c'est super grave ! J'appelle la police.
- Non ! Ne t'en fais pas. La police n'arrangera rien. Au contraire ....
- Qu'est-ce que tu vas faire alors ?
- Je sais pas. En tout cas, j'aimerais rentrer chez moi.
- Il vaut mieux que tu restes ici quelques temps. Il vont sûrement fouiller ce quartier de fond en comble pour te retrouver.
- Mais où me cacher ?
- Tu n'as qu'à rester chez moi ! Cela ne gènera personne.
- Mais je te connais à peine....
- T'en fais pas. Viens, je vais te présenter à ma famille.

Il m'emmena dans la cuisine. Une femme était en train de cuisiner pendant que sa fille faisait ses devoirs.

- Maman, je vous présente Asagi Kome. Elle s'est perdue et ne sait plus où aller. Elle peut rester avec nous ?
- Tant qu'elle ne fait pas de bêtises, oui. Elle aura qu'à rester dans ta chambre.
- Ok, viens Asagi.

Il l'emmena dans sa chambre assez simple : celle-ci ne composait qu'un lit, un bureau, une armoire et quelques chaises. De la tapisserie ornait les murs, mais elle commençait à partir.

- Bon, c'est pas la grande classe, mais c'est suffisant.
- C'est déjà mieux que chez Jun. répondit Asagi

Quelqu'un frappa à la porte.

# Posté le vendredi 16 janvier 2009 11:28

Modifié le dimanche 22 mars 2009 13:00

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