- Vous l'avez réussi, le bac blanc ? demanda Asagi
- C'était facile, dit Shige
- Oh non, arrête, j'ai rien pigé à l'exercice trois.... dit Moriuchi
- J'ai trouvé ça moyen, dit Koyama
- Pff, arrêtez, vous l'aurez les doigts dans le nez, dit Ryo
- Parle pour toi ! dit Moriuchi
- Tu l'as réussi, Asagi ? demanda Shige
- Je crois que oui, répondit-elle
- Bon, bin maintenant, on va tous faiter ça autour d'une bonne bière ! dit Ryo avec enthousiasme
- Je peux pas, aujourd'hui c'est l'anniversaire de ma soeur, et je lui ai promis que je serai là. dit Koyama
- Et moi, y'a ma soeur qui arrive à 5h, ce qui veut dire dans une heure et mes parents et moi on va la chercher à l'aéroport, dit Moriuchi
- Ayumi et moi on se fait un ciné, dit Shige
Et tous les trois partirent.
- Bon, bin, Asagi, on n'aura qu'à passer la soirée ensemble, sauf si ta soeur arrive à 5 heures pour fêter son anniversaire avec ta famille et que vous l'emmeniez au cinéma ! dit Ryo
- Je suis fille unique, répondit-elle
- Heureusement.
- Tu sais quoi, on est le 14 mars, aujourd'hui.
- Oui, et alors ?
- C'est le White Day !
- Et alors ?
- Le jour de la Saint Valentin, je t'ai offert un gros gateau, non ?
- Celui que tu m'as explosé au visage ?
- Mais non, je t'en ai fait un autre !
- J'admets.
- Alors ?
- Alors quoi ?
- C'est quoi ma récompense ?
- Ahhh..... Et bien, c'est une surprise, dit Ryo qui bien sûr n'avait rien préparé du tout.
- J'adore les surprises :).
- Eh bien, rentre chez toi, et à 5h 30, regarde par la fenêtre, Ok ?
- Ca me va.
- Ok, à plus alors.
- Ouiii.
5h 25. Asagi était dans sa chambre. Elle était impatiente de la surprise de Ryo et se demandait ce qu'il allait encore inventé de bizarre, comme d'habitude. Mais c'est ce qui plaisait à Asagi dans Ryo. Elle alluma son iPod et pris son chat Makki sur ses genoux pour le caresser. Les minutes passèrent, puis la grande aiguille de l'horloge de sa chambre se mis sur le nombre 30. Asagi se leva, partit à la fenêtre, et regarda. Mais elle ne vit rien. Puis, elle s'assit sur son lit, déçue. Elle continuait à regarder par la fenêtre de son lit. Alors, elle vit douze ballons qui montaient par sa fenêtre, et sur chacun des ballons, une lettre y était inscrite. Elle lut l'ensemble des lettres sur les ballons et cela donnait : " A-S-A-G-I-J-E-T-A-I-M-E". Quelqu'un sonna à la porte. Elle s'empressa d'aller ouvrir et se jeta sur Ryo qui attendait qu'on l'ouvra pour l'embrasser.
- Alors, t'es contente ? demanda Ryo
- C'est le plus beau cadeau qu'on m'est jamais fait, répondit Asagi
- Content que ça te plaise.
- Qui est-ce, Asagi ? demanda une voix de femme
- Viens, je vais te présenter à mes parents ! dit Asagi à Ryo
Elle entraina Ryo dans le salon et dit à ses parents :
- Je vous présente Ryo Nishikido, mon petit copain.
- Ah, c'est donc toi le fameux Ryo. à son mari Regardes, chéri, répondit Me Kome
La mère d'Asagi était une femme de la trentaine, mais qui paraissait beaucoup plus jeune. Assise en tailleur à la table basse, elle dessinait des nouveaux habits pour sa collection de printemps-été. Son mari était assis sur le canapé en train de lire le journal. Il porté un costume cravate, mais sa veste était posé près de son ordinateur allumé avec en fond d'écran le sigle "BMW" plus loin.
- Vas-y, assis-toi, ne reste pas planté là, dit Younha Kome en nettoyant la table basse qui servait aussi de table à manger. Asagi, apporte des verres et des chips. Eigo, s'il te plait, mets tes affaires dans le bureau, tu ne vois pas que nous avons un invité.
- Merci, dit Ryo
Toute la famille Kome s'activa autour de Ryo face aux ordres de la maîtresses de maison. Le chat de la famille s'approcha de Ryo et commenca à se frotter contre lui pour recevoir quelques calins.
- Excuse-nous pour la saleté, mais la femme de ménage n'est pas venue hier, elle s'est cassée la jambe, dit Me Kome en ramassant un paquet de cacahuètes à moitié vide.
- Mais, je ne veux pas vous déranger. dit Ryo
- Ne t'en fais pas, tu ne nous déranges pas du tout. Au contraire, ça nous fais plaisir de te rencontrer. Et surtout de voir Asagi heureuse.
- Mais Maman, il est déjà 18 heures, on ferait mieux de mettre la table pour le dîner, non ? dit Asagi
- Déjà ? Ah mais oui, tu as raison. Eh bien, mets la table, alors, dit Me Kome
- Mais je ne vais pas vous embêter, dit Ryo en se levant
- Ne t'inquiètes pas. Si tu veux, tu peux manger avec nous, mais si tu ne veux pas, alors ne reste pas là, dit Me Kome en ayant l'air tristre en disant les derniers mots.
- Si vous insistez, je vais rester, dit Ryo en ne voulant pas vexé sa "belle-mère"
- Super ! Tu peux téléphoner à tes parents pour les prévenir. Le phone est dans le couloir.
Ryo eut plutôt l'impression d'avoir affaire à une adolescente plutôt qu'à une femme de 30 ans. Il partit dans le couloir pour phoner comme dirait la mère d'Asagi. Il composa le numéro de sa maison et attendit. Après trois "biiip", la voix de sa mère répondit :
- Allô, oui ?
- Non, rien.
- Ryo ? Où es-tu ?
- Je suis chez Asagi. Je vais manger avec sa famille pour le repas du soir, donc m'attendait pas.
- Mais, Ryo, j'avais tout préparé et puis, aujourd'hui c'est -
- Bon, bonne soirée, et à plus.
- Ryo !
- Bye !
Et il raccrocha. Il fallait vraiment utiliser cette solution, sinon Me Nishikido pourrait parler pendant des heures en disant que des collègues du travail de son mari venaient manger à la maison. La mère d'Asagi était beaucoup plus cool.
- Vous avez téléphoner à vos parents ? demanda une voix d'homme
Ryo se retourna et vut que c'était M. Kome qui venait de parler.
- Oui, merci bien.
- Je vous en prie.
- A table ! cria Me Kome
Ils allèrent s'asseoir à la table basse pour dîner.
- Je vous ai préparé une de mes spécialités : les spaghettis à la bolognaise, dit Me Kome
- Ma mère est une amoureuse de la cuisine italienne. Elle y est allé une fois juste pour goûter des vrais pizzas.
- Un quart de mon sang est italien. Ma grand-mère, qui s'appellée Francesca, est venue en Corée pour travailler dans une entreprise de traversées en ferry. Puis elle s'est mariée à un coréen, Cho Longyuen qui tenait un restaurant. Ils l'ont changé en restaurant itlaien, et quand j'étais petite, j'y allais tout le temps. C'est peut-être de là que vient mon amour pour l'Italie.
- Et puis elle se met souvent dans la cuisine espagnole, aussi, dit M. Kome
- Ces deux sortes de cuisines se ressemblent, dit Asagi
- Oh non, il y a une grande différence, dit Me Kome. Mais notre petite Asagi fait des sushis excellents.
- Et des gateaux magnifiques, dit Ryo
La soirée se passa dans la même ambiance familiale. Vers 22h, Ryo rentra chez lui, en disant qu'un jour, se sera au tour d'Asagi de venir manger chez lui.
